14 août 2016

La Voyeuse de La Fierté Montréal.

Ce que j'adore l'été au Québec, c'est la somme de festivals qui se succède. Je les fais tous encore et encore. Ma famille ne me suit plus, mais amis non plus. Mais je reste accro! 
Cette année, c'est la Fierté Montréal (Gay Pride) qui a retenu toute mon attention. C'est le lieu où mon esprit vagabonde comme pas possible. J'ai ce fantasme de voir deux corps de mâles s’enlacer, s'embrasser... Baiser. C'est limite, si je n'ai eu d'orgasmes vendredi soir entre les cris de Lara et les baisers de tous ces couples qui m'entouraient. 
C'est décidé, ce soir j'embarque avec un couple!*

*Soyez gentil, portez une pancarte "Embarque-nous!"

13 août 2016

Infidèle?

Je suis née durant l'été. Je suis de ceux qui n'ont jamais fêté leur anniversaire à l'école. Jeune, je trouvais cela très injuste! C'est à l'adolescence que j'ai commencé à apprécier, mes amis et moi profitions de cette période de vacances pour faire la fête.

Puis, avec le temps, un mariage, des enfants, j'en suis venu à en faire de cette date, une date de mise au point, où je prends le temps de réfléchir sur moi-même. Depuis plus 10 ans, chaque année je refais le chemin parcouru, repassant les moments forts, les moments de plaisirs, de déplaisirs, où encore l'atteinte des objectifs fixés. Puis en septembre, je repars, la tête pleine de beaux projets.
La première année, tout me semblait si sombre, je me sentais si malheureuse... C'est année là, que j'ai pris deux décisions qui allaient révolutionner ma vie. La première était d'apprécier avant tous les moments les plus satisfaisants, de ne point m'arrêter des heures durant sur les déceptions, échecs et autres difficultés, mais de me satisfaire de ce que j'avais réussi. La seconde décision non pas des moindres, fut l'apparition de James dans ma vie. Je souris toujours lors que j'écris cela. Parce qu' aujourd'hui, je m’interroge un peu plus. J'ai souvent pensé que James est apparu parce que j'étais tellement mal et qu'il fallait me raccrocher à quelque chose.  Est-ce vrai? Ou une excuse pour valider mon choix. Plus simple de dire "Mon époux était tellement détestable, qu'il fallait que je m'évade... que je me sauve!"
Est-ce vraiment ça? Je commence à croire  que non. Quoi qu'il ait pu se passer dans notre vie, je pense qu'un jour ou un autre, la finalité aurait été la même. Pourquoi? Suis-je une damné infidèle sans cœur et sans morale? Je pense qu'il ne faut pas aborder la question dans ce sens. Il ne s'agit pas de savoir si j'ai une âme d'infidèle ou non. Les contours de la notion d'infidélité me paraissent bien flous.
Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours eu plusieurs relations dans le même temps. Non, pas que je sois une gourmande sexe. Non, au CP, je ne baisais pas encore, mais j'ai souvenir d'avoir eu deux amoureux, je me souviens encore de ce doux sentiments qui m'habitait... Je me voyais les épouser tous les deux. Plus tard autour de 12 ans, lorsque naïvement  j’essayais de répondre aux questions des adultes sur ce fameux "que veux-tu faire lorsque tu seras grande?", évidemment je donnais une réponse qui semblait convenir à mes parents "Docteur! Avocat!". Et pourtant secrètement, je rêvais déjà d'une profession où je pourrais avoir plusieurs "maris" et des enfants. C'est fou, cette idée de plusieurs époux. A mes copines, je leur disais que je voulais être hôtesse de l'air, avec des amoureux dans différents pays. Je me voyais jonglant entre deux familles. 
J'avais déjà conscience à cet âge que cela n'était pas admissible dans la société dans laquelle j'évoluais; mais mon petit cœur tombait tellement de fois amoureux que je voulais partager ma vie avec ceux que j'aimais. 
A 15 ans, j'ai rencontré Robert, le plus grand amour de ma vie. Je ne sais d'ailleurs pourquoi je le nomme ainsi. Est-il que durant 4 ans je l'ai follement aimé, tous les jours un peu plus. Et dans le même temps j'ai également aimé follement Xavier, Pierre, et Yvan. Ils savaient tous que Robert existait et je pense que tous ont espéré que je quitte Robert tellement mon amour pour eux paraissait immense. Mon amour était immense. Ces histoires se terminaient avec beaucoup de tendresse, nous nous séparions, et Robert restait. C'est certainement pour cela qu'il est mon grand amour.
Le travers de cette histoire est que dans mes toutes mes relations amoureuses, j'ai toujours été une jeune femme jalouse et possessive. Il m'était insupportable d'admettre que mon chéri, celui que j'aimais plus que tout puisse batifoler avec une autre! Impossible. Rien que d'y penser, j'en devenais malade.  C'était complètement contradictoire et pourtant c'était mon fonctionnement. A ce sujet j'ai lu de tas d'articles, de livres, écouté de tas de sociologues, psychologues et autres émérites... Je ne me retrouve pas dans la description de la personne jalouse ayant des soucis avec son moi le plus profond, jonglant entre la peur de l'abandon et le manque de confiance en soi. Non, ce n'est vraiment pas moi.  Avec la construction de ma vie de couple, plus les années passent, plus je commence à réaliser, que ce n'était pas tant le fait que mes chéris puissent batifoler ailleurs qui me chagrinait, c'était parce que je n'avais pas suffisamment confiance en leur capacité à aimer deux personnes dans le même temps. Si je me pensais dotée d'une telle faculté, je restais persuadée que les autres n'en étaient pas capable.
Je pense aujourd'hui, que si dans mon histoire parallèle, je me sens tout à mon aise, c'est certainement parce que j'ai le sentiment que chacun de ces deux personnes équilibrent ma vie, ils ont réellement  une place à part entière. Ce que je vis avec chacun d'eux, je le vis pleinement. J'aime autant m'assoupir dans les bras de l'un que de l'autre. Ils ne se complète pas, ils sont singuliers, différents. Nos histoires sont différentes. Elles ne peuvent pas être équivalentes. Ce qui n'ôte en rien les sentiments et le bien-être que j’éprouve. 
Au final, aujourd'hui,  j'ai tendance à croire que la notion même d'infidélité est une notion difficile à décrire. J'aime à penser, qu'il n'existe pas d'infidélité si l'on se sent capable d'aimer et de rendre heureux les personnes avec qui l'on partage notre vie.
Après évidemment, on peut s’interroger sur le fait de cacher la situation à l'autre. Oui, peut-être... Mais est-on toujours totalement transparent face à l'autre? Doit-on tout se dire? Tout? Cela n'ôterait-il pas le mystère qui nous entoure, qui nous séduis chez l'autre? Je ne sais pas...
Pour ma part, non. Non, parce que j'aime continuer à exister par moi-même tout en étant en couple, j'aime prendre soin de ce jardin secret.
Au final... Cette année. Je réalise, que j'ai bien vieilli grandi.


19 mai 2016

Sexual Healing


17 mai 2016

Le Missionnaire

Hier soir j'avais envie de sexe... Et lorsque l'envie me prend ainsi, je ferme les yeux et je parcours tous les petits plaisirs qui pourraient me satisfaire.  Avais-je envie d'un cunnilingus, d'une levrette, d'une fellation... D'une baise animale, passionnée, langoureuse...
La seule image qui me vînt, fut celle de nos deux corps imbriqués. J'avais envie d'une banale position du missionnaire.
Une envie de sentir mon corps écrasé par ton corps... De sentir ton phallus profondément enfoui dans ma chatte, ton pubis écrasant mon clitoris, nos bouches accolées, et mes mains parcourant ton corps. 
Je rêvais d'empoigner tes fesses, de sentir des petits mouvements d'aller-retour, des mouvements lents, circulaires et fermes.
J'avais envie sentir ton souffle et tes gémissements au creux de mon oreille, de contracter ma chatte autour de son sexe. J'avais envie de balloter tant bien que mal mes reins sous l'emprise de son corps.
J'avais envie de l'entendre dire..."Chuttt, ne bouge plus"... J'avais envie de t'entendre venir encore une fois au fond de moi...
Quoique l'on pense de cette position ringarde, elle à le bénéfice de nous faire jouir très vite... Et ce soir, j'avais envie de venir très vite.


16 mai 2016

Lecture...

http://s2.lemde.fr/image/2016/05/15/534x0/4919906_8_b7c3_peinture-pompeienne-murale-79-av-jc_21f98bf1292badfdcdef1900dc73b5b3.jpg

Le plaisir féminin, à bouche que veux-tu 
Par Maïa Mazaurette

Il est loin le temps où le cunnilingus passait pour une pratique élitiste ou subversive ! Plébiscité par les Français, l’embras(s)ement du sexe féminin compte pas moins de 87 % d’adeptes selon les manifestants, 73 % selon la police – deux scores de république bananière. Ou de république ostréicole. Recevoir un cunnilingus demande une certaine confiance. Or, comme chacun sait en cette période de prolifération des complexes, la confiance ne coule pas de source. Il est normal d’être gênée : comment ne pas intérioriser des millénaires d’associations douteuses entre vulve et moiteur, maladie, mauvaises odeurs et putréfaction ? Normal d’être gênée aussi, quand il s’agit de montrer une partie du corps qui normalement ne se voit pas, et ce, sans pour autant se faire accuser de pruderie. Ici pour la suite...

14 mai 2016

Le Débauché (2)


Plus nous montions les marches, plus les pulsations de mon sexe prenaient le pas sur ceux de mon cœur. Le doute, la peur... La peur de la première fois semblait s'envoler pour laisser place au désir. J'avais envie de lui.

J'ouvrais la porte de notre lieu de débauche et l'entrainais à l'intérieur, lorsqu'elle se referma derrière nous , je le plaquais dessus. Je l'embrassais... Nous nous embrassions, moi avec gourmandise, lui tendrement... Bouches accolées, nous tentions de nous débarrasser de nos vestes. J'étais aussi excitée qu'une enfant le soir de noël.

Je baisais sa bouche, longeais son cou, puis déboutonnais sa chemise, à chaque parcelle de sa peau nue, je le baisais... J'aimais son odeur... Je le désirais de plus en plus.... Ma langue fît le tour de ses tétons, lécha son torse... Je m'accroupis, pour baiser son ventre et dégrafer son pantalon. A cet instant mon corps entier frissonnait, j'allais pouvoir goûter à son sexe, j'allais pouvoir le sucer, le prendre goulument dans ma bouche....

Son pantalon baissé, je restais quelques longues minutes à désirer sa bite sous son caleçon, j'aimais cette bosse dure... J'aimais l'odeur qu'elle dégageait... J'entendais son souffle augmenter, je sentais ses mains sur ma tête, ses caresses sous ma nuque... Il souhaitait que je la découvre, que j'arrête ce supplice pour la prendre dans ma bouche... Ce que je ne tardais à faire... Lorsque sa bite apparue, je frôlais l'orgasme.... Elle était belle.

Rien ne présageait que ce jeune homme svelte, glabre, à l'allure réservée pouvait être aussi bien monté. Je ne pu m'empêcher de la prendre entre mes mains, de la baiser, de sentir à nouveau son odeur et enfin de poser ma langue dessus.

Mes lèvres sur son gland, ma langue lécha son méat, contourna son gland... Je le prit dans ma bouche tout en caressant la base de son membre... Je levais les yeux pour croiser son regard pour lui montrer combien mon plaisir était grand... Son plaisir grandissant, sa bite bandante entre mes lèvres, il attrapa mes cheveux et commença à tirer fort pour m'imposer son rythme. A ses genoux... Face à sa queue je devenais sa soumise... Mais aussi, la maîtresse de son plaisir.

Sa queue dans ma bouche, mon chemisier ouvert, mes jambes pliées et écartées, je caressais ma chatte.

Puis il m'arrêta , m'aida à me relever, se libéra de son pantalon et chaussures... Et m'effeuilla.

Dos à lui, il dégagea ma nuque,baisa mes épaules, retira mon chemisier... A son tour, à chaque parcelle de mon corps, il passait sa langue... Mes seins se contractaient et se dressaient. Assis sur le bord du lit, il glissa une main sous ma jupe, pressa la voute de mon sexe, et de l'autre main il remonta ma jupe en arrière et découvrit mes fesses... Je portais un joli porte-jarretelles à lacets qui maintenait mes bas et sous lequel il pouvait distinguer un petit tanga... Je sentis ses baisers sur mes fesses, sa langue cherchant à passer mes monts pour chatouiller ma chatte... J'écartais un peu plus mes jambes....

Ce moment là, je l'avais tant espéré... Si fort, que d'un geste brusque, ma main vînt s'accrocher à la sienne, superposée sur ma chatte je la maintenais bien fort pour qu'elle ne bouge pas... Je lui offrais mon premier orgasme... Je venais de jouir sur sa main comme une jeune adolescente qui découvre le sexe pour la première fois. Il pouvait sentir le palpitant de ma jouissance.

Un palpitant qui semblait sans fin... J'en voulais encore et encore...

Nous nous allongions sur le lit, nos mains emmêlées, nous échangions caresses et baisers... Je branlais sa bite et il glissait un doigt dans mon sexe.... Ma chatte était devenue un torrent de désir... Mes secrétions ruisselaient sur mes cuisses et sur ses doigts... Je le sentais accélérer son doigté, mon clitoris ainsi chatouiller me portait un plaisir que je ne peux définir... C'était délicieux, mes fesses décollaient du lit pour rattraper son doigt à chaque fois qu'il semblait s'éloigner...

"Prends- moi, j'ai terriblement envie de te sentir en moi..."

Il s'exécuta, écarta mes jambes, maintenant un jambe en l'air, avança son torse contre ma poitrine et me pénétra... Je laissais échapper un premier cri de douleur... Mes ongles se plantèrent dans son dos... Puis un gémissement de plaisir... Une pénétration douloureuse que je voulais profonde... Je l'entendais s'abandonner, grommeler, entrant délicatement en moi... Doucement, ma chatte s'ouvrit et l'épousa...

Mon débauché se transcenda, je ne le reconnu à peine... L'homme discret, devint une vraie bête sexuelle, il me prit fort, très fort. Pilonnant si vite, si fort ma chatte que le lit entier bougeait au rythme de ses allers et retours... Je l'entendais murmurer combien c'était bon...

De mes ballottements, je contractais de plus en plus ma chatte sur sa queue. J'aimais le plaisir qu'il m'apportait, j'aimais me sentir si bien remplie... Je sentais que nous n'allions pas tarder à jouir...

"Tourne-toi... Je veux jouir sur tes fesses..."

Je me retourna, me cambra, et lui offrit ma croupe... Tout en caressant mon sexe il branlait sa bite... Très vite, je sentis son foutre se déverser sur mes fesses et s'écouler lentement...

Je venais de le débaucher.




3 mai 2016

Le Débauché (1)

Je l'ai rencontré un peu au hasard de mes clics, je me souviens être restée au pas de sa porte que quelques instants... Des instants qui ont suffit pour que je le désire, pour qu'il hante mes nuits.

Il était de ceux que nous rêvions toutes une minute, l'incarnation de la tentation... L'homme à l'allure sage, aimant et résistant à l'appel du désir. Il se disait maladroit, associable, indésirable... Et pourtant aux premières lignes de ses mots, je l'ai désiré plus que tout...

Il représentait mon interdit. Je voulais m'abandonner dans ses bras pour plonger dans le doux monde des infidèles et être celle qui l'aura fait succomber, celle qui l'aura débauché... Je rêvais de ses mains plongés dans ma culotte, de son souffle court au moment où sa queue allait pénétrer ma chatte... Je rêvais de l'instant où il goûterait au doux péché de la débauche.

Insidieusement je m'étais rapprochée de lui... Je lui avais offert ce qu'il aimait le plus... Mes seins... Il était de ceux qui s'enivrent par le regard... De ceux qui virtualisent les caresses, les baisers, la baise... Jeu que j'avais délibérément refusé de jouer... D'ailleurs, il excellait si bien dans l'art que j'allais être pitoyable à ses côté. Je me souviens avoir été présente puis distante... De l'avoir regardé avec gourmandise et de m'être éloigné. De l'avoir mis sur un piédestal et de l'avoir ignoré. Suffisamment pour l'inciter à venir à moi... Pour l'inciter à me rencontrer.

Je me souviens de mon sourire de satisfaction le jour où je reçu une invitation à déjeuner. J'allais enfin satisfaire mes envies de débauche. Je me souviens de cette angoisse à me présenter à lui... Allais-je seulement lui plaire? J'avais lu quelques bribes des femmes qui le faisait bander... Et je n'étais pas de celles-là. J'avais passé plus de 3h à trouver une tenue "raisonnable", l'amoureuse du classique-chic que je suis, des talons vertigineux, de la coquetterie qui fait femme allait à la rencontre de l'inconnu. Il valait donc mieux rester raisonnable...

Dans mon raisonnable, je n'avais pu m'empêcher, de caresser mon sexe sous la douche... De plonger un doigt dans ma chatte et de goûter où doux plaisir qu'il m'apporterait... Sous ma douche, je lui offrais ma croupe et il me pénétrait... Je sentais sa queue au plus profond de moi... Je l'entendais gémir, me murmurer son désir pour la salope que j'allais être...Sous ma douche... Il venait de me baiser.

Il se disait maladroit, il fut maladroit... Il fît le plus mauvais choix du restaurant dans l'histoire des premiers rendez-vous... Un lieu bondé et bruyant... Et lorsque je voulu prendre les choses en main en l'invitant dans lieu plus calme, où il aurait pu glisser ses mains entre mes jambes... Où il aurait pu sentir ma chatte humide... Il se retrouva pétrifié. Il ne dit mot, me regarda à peine, puis prit congé.

La nuit avec mon débauché... Me semblait illusoire... Je n'avais perçu aucun signe de désir...

Plusieurs jours se sont écoulés... Plusieurs jours avant que je n'eus la possibilité de prendre sa main et de le conduire rue de la Pompe à la Villa Glamour... J'allais enfin le baiser.



Illustration pioché ici